TransAnatolie
TA3413
Circuit Culturel Turquie
Pergame, Alexandre le Grand
18 jours-17 nuits en pension complete
1848 €
Route de culture:
Istanbul-Edirne-Çanakkale-Truva-Bergama (Pergame)-
Bursa-Oylat-Aizanoi-Emet-Sardes-Ephese-Priene-
Milet-Didyme-Pamukkale-Aphrodisias-Sagalassos
Pergame1, Alexandre
le Grand2 , Turquie
1er jour:
Europe-Istanbul
Arrivée, transfert, tour d'orientation le long des Murailles
Byzantines avec l'arret a Yedi Kule, Sept Tours, coctail de bienvenu,
diner et logement a notre hotel 4* soit dans la vielle ville,
Quartier de Théodora-Roxane, soit dans le coté de Taksim-Beyoglu, le
Quartier de Mata Hari.

2eme jour:
Istanbul-Capitale de cinq Civilisations
Le matin: Découverte de la Corne d’Or et du Quartier Pierre Loti,
visite du Cimetière Impérial Ottoman et de la Mosquée d’Eyüp;
promenade pres des Remparts Romano-Byzantin ainsi que visite de
l’Eglise Saint Sauveur in Chora, de l'Eglise Saints Serges et
Bacchus.
Déjeuner près du Cirque Romain dans un cabaret mésopotamien ou chez
le Restaurant de Soliman le Magnifique dans le complex de la Mosquée
de Soliman le Magnifique.
Après-midi: Visite de l’Eglise-Mosquée-Musée Sainte Sophie,le reve
de l’Impératrice Théodora et du Justinien 1er, l’Empereur du Code
Civil Romain. Visite également du Palais Impérial des
Ottomans:Topkapı (visite facultative du Harem ), on termine la
journée avec une ballade au Grand Bazaar.
Dîner et logement à l’hôtel ****.
Possibilités d’excursions facultatives pour la soirée: Istanbul by
night ou bien soirée chez les pêcheurs-Tziganes a Kumkapı avec
l'animation des rues dansant a la turque ou Dîner spectacle au
Cabaret Gar ou bien a Orient House.
Un
extrait de l’Epopée de Gilgamesch: " La courtisane enleve ses vetements
Dévoile ses seins, dévoile sa nudité Et Enkidou se rejouit des charmes de son corps.
Elle ne se dérobe pas, elle provoque en lui le desir. Elle enleve ses vetements
Et lui, Enkidou tombe sur elle. Elle apprend a cet homme sauvage et innocent
Ce que la femme enseigne. Il la possede et s’attache a elle.
Six jours et sept nuits Enkidou sans cesse Possede la courtisane .
Enkidou ne connait pas le pain comme nourriture, Ne connait pas la boisson forte
Il a grandi en tetant le lait des betes sauvages. La courtisane lui dit :
Mange du pain , Enkidou, Le pain est l’élement de la vie Bois de la boisson forte
C’est la coutume des gens du pays ". " SIDURI-
Ou vas-tu ,Gilgamısh ? La vie que tu cherches Tu ne la trouveras pas .
Lorsque les grands dieux créerent les hommes , C’est la mort qu’ils leur destinerent
Et ils ont gardé pour eux la vie éternelle, Mais toi, Gilgamısh
Que sans cesse ton ventre soit repu Sois joyeux nuit et jour
Danse et joue Fais chaque jour de ta vie Une fete de joie et de plaisirs
Que tes vetements soient propres et somptueux Lave ta tete et baigne- toi
Flatte l’enfant qui te tient par la main Rejouis l’épouse qui est dans tes bras.
Voila les seuls droits que possedent les hommes " L’Epopée de Gilgamesh, traduit , par A. Azrie (48)
Jour 3:
Istanbul
Matin: Visite de l’Hippodrome de Courtisane Théodora, du Palais
d’Ibrahim Pascha et de son Musée Ethnographique dite Musée de l'Art
Islamique, ensuite traversée de la Place Sultan Ahmet et visite de
la Mosquée Bleue ainsi que la Citerne Basilique.
Déjeuner dans un restaurant turco-grecque.
Après-midi: Visite du Marché Egyptien et de la Brocante. Possibilité
facultative d’une croisière sur le Bosphore. Familiarisataion avec
de l'art arménien qui est fort pour les bijoux.
Dîner et logement à l’hôtel****.

4eme jour:
Istanbul
Matin: Visite des Musées d’Archéologie et des Antiquités Orientales
de Cinili Kosk.
Déjeuner au Restaurant de la Gare de l'Orient Express.
Apres midi,familiarisation avec les produits culturels du pays:Tapis,
Cuir.
Diner et logement a notre hotel****.

5eme jour:
İstanbul-Edirne-Uzunköprü-Dardanelles-Çanakkale
Apres le petit déjeuner départ pour la deuxieme Capitale Ottomane;
Andrinople-Edirne, réputée pour la lutte a
l’huile.Visite de
Selimiye, chef d’oeuvre de Sinan, Maitre Architecte de Soliman le
Législateur nommé par les français comme Soliman le
Magnifique.Ballade au Bazar- Caravansérail de Rustem Pacha, Grand
Vizir et le gendre de Soliman. Visite du Complex social du Sultan
ottoman Bazajet 2.
Déjeuner a Edirne. Apres midi, départ pour les Dardanelles via
Uzunköprü-le Pont Long d’une longeur de 1392 m. Traversée des
Dardanelles, Diner et logement Eceabat ou a Çanakkale. Hotel *** ou
****.

6eme jour:
Çanakkale-Truva- Pergame
Apres le petit déjeuner, flannerie dans les petites rues de
Çanakkale pour le contact avec la population locale.
visite du fabuleux site:Troie, faire la connaissance de l’amour de
Paris et la Belle Helene de Troie, voir courir Achile derriere
Hektor le long des Murailles de Troie d’apres l’Iliade et Odysée de
Homere d’Izmir.
 
Déjeuner a Tusan Motel non loin de Troie et apres midi départ pour
Pergame, ville des trésors d'Alexandre le Grand et de parchemin.
Détente a Ayvalık au bord de la Mer Egée en face de l'Ile Lesbos.
Diner et logement a Kalif Otel ***+

7eme jour:
Ayvalık
Pergame-Bursa
Apres le buffet du petit déjeuner a notre hotel avec le mistral de
la Mer Egée, visite de Pergame: l'Acropole et l'une des sept
premieres eglises de l'Apocalypse de Saint Jean. découverte de l’une
de 7 Premieres Eglises de l’Apocalypse, de la Révelation, la Cour
Rouge de Bergama, Temple de Sérapis. Visite de l’Acropole des
cousins d’Alexandre le Grand: Philetere-Eumene-Attale, Temple de
Trajan et Hadrien, Bibliothéque de Pergame, les ateliers de
Papyrusse, Temple d’Athéna, Temple de Zeus de Pergamon exposé au
Musé de Pergamon a Berlin, Palais impériaux d’Attale et Eumene, le
célebre théatre de Pergame.

8eme jour: Bursa-Oylat
Apres le petit déjeuner visite de la Mosquée Verte, du Complex
Muradiye avec les Tombeaux Impériaux, ces monuments nous fascinent a
travers des destins des Princes Ottomants: de Djem Sultan et de
Prince Moustapha de Soliman le Législateur.
Déjeuner chez Yüce Hünkar Restaurant pour gouter la cuisine la plus
raffinée de la Turquie avec le Kebab d'alexandre le Grand.
Apres midi, temps libre a Bursa pour la decouverte de la ville.
Diner et logement au centre thermal a Oylat, au pied du Mont Olimpe
ou a Bursa.
 
- 9eme jour: Oylat-Aizanoi-Emet
- Apres notre petit déjeuner départ pour la découverte d’ Aizanoi avec le
mieux conservé Temple de Zeus, avec son théatre, son stadium, ses bains thérmaux,
ses ponts romains, sa bourse. Egalement la visite des carrieres de la mine de
Borax, la Turquie a 70% deş réserves mondiaux de Borax.
Déjeuner et apres avoir visité la Mairie et l’école d’Emet, apres midi
libre pour la détente a Emet, centre des sources thérmales afin de profiter
des hamams thérmaux, pour le contact avec la population accueillante de la
Phirigie.Diner
et logement dans les établissements touristiques de la Mairie d’Emet.
- 10eme jour: Emet-Sardes-Ephese
- Départ
matinal pour Sardes, la Capitale de la Lydie, pays de Riche Crésus
arrosé par la Pactole a fin de contempler le Sinagogue de la ville qui a été
servi comme l’une de sept prémieres Eglises aussi de l’Apocalypse de Saint
Jean. Déjeuner a la Capitale de l’Ionie a Ephese, ville d’Artemis.
Apres midi, visite du Site Ephese; Académie de
l’Est, Agoras, Stoa, Rue des Curetes, Porte d’Esculape, Odéon,
Place de Domitien, Monument des Memius, Fontaine de Trajane de la Période de
Pax Romana, Thermes, Temple de Hadrianus, maisons des notables, Bibliotheque de
Celcus,Maisons Closes, Rue de Marbre,Agora de Demos,Théatre de Saint Paul, Rue
d’Arcadien, Eglise de la Vierge des Conciles écuméniques, Bourse Romaine,
Port Antique Arret dans une fabrique de cuir. Diner et logement a Ephese ou a Kuşadası.

- 11eme jour: Priene-Milet- Didyme- Pamukkale
- Apres midi, départ pour Priene, laville du grand urbaniste de Hippodamus du
Plan Hippodamien. Visite de Milet de Thales et avoir
nos réponses concernant
notre avenir aupres de l’Oracle d’Apollon a Didyme, le plus grand Temple du
Monde. Déjeuner de poisson a Didyme a coté du Temple d’Apollon.
Aprés midi contemplation des Chateaux des Cotons a Pamukkale pres dı
site Hiérapolis ou les femmes se
suicidaient aprés la mort de leurs maris pour
montrer leur amour pour eux. Diner et logement a notre hotel a Pamukkale ou
Piscine thérmale et jakuzie thérmale vous attendent

- 12eme
jour: Pamukkale-Aphrodisiyas-Sagalassos-Antalya
- Départ tot pour la photo, avec les premieres lumieres du jour,des champs des
cotons, des tabacs, arrivée a la ville d’Aphrodite ayant l’attirance de
Venus.
Visite du site exceptionnel marié avec la verdure d’Aphrodisias ainsi que
son musée avec la statue cultuelle D’Aphrodite qui a stoppé le coeur du
Prof. Erim, archéoloque honorable d’Aphrodisias. Déjeuner chez les nomades
avec une cuisine locale.

Apres midi, apres avoir traversé des roseries et le Paradis d’oiseaux du
Lac de Burdur nous allons visiter le site caché des Taurus: Sagalassos; grand
amour et patience du Prof. Marc Waelkens et ceux des étudiants de l’Universite
Catholique Leuven. Diner et logement a Antalya, la ville d’Attale, Cousin
d’Alexandre le Grand.
- 13eme jour:
Antalya-Konya-Acemhöyük-Aksaray en Cappadoce
- Réveries dans le passé pendant la flannerie a travers de petites ruelles
d’Antalya, contempler les petits caiques des pecheurs modestes du vieux port
gagnant leur pain quotidien, attirance par les goelets des aristocrates de
Turquie,admirations des monuments héllénistico-romains-byzantins-seldjoukides-ottomano
turcs.
Apres la découverte de la ville, contemplation des chuttes d’eau de
Karpuzkaldıran. Traversée de la Chaine des Taurus avec les paysages
typiques des chevres de nomades, traversée des champs de pavots et visite du
Caravansérail de Horozluhan et déjeuner sur la Route de la Soie.
Apres midi, visite du Musée de l’Art turco-musulman;le Mausolé de Mevlana,
fondateur du culte des Derviches Tourneurs avec une riche collection des oeuvres
étnographiques avec l’un des rares tapis du Monde de 16eme s. dont le cm2
contient 144 double noeuds.
En fin de l’apres midi, arrivée a Acemhöyük, la 1ere Capitale des
Hittites pour les Palais Sarıkaya et Hatıplar. Diner et logement a
Aksaray a Agaçlı Motel 4* ou a Eras Hotel 5*.
- 14eme jour: Cappadoce: Aksaray, Selime, Ihlara, Saratli-Cappadopce
- Visite de la ville seldjoukide-Karamanoglu; Aksaray avec sa Tour de Pizze, sa
Grande Mosquée typique de 13eme s.Traversée du Canyon de Melendiz a travers
des villages typiques comme Selime-Yaprakhisar-Belisırma et arrivée a la
Vallée de Péristrema-Ihlara. Familiarisation avec des églises primitives
syriaques de la premiere période du Campus Chrétien en Cappadoce. Une randonnée
pédestre pour ceux qui ont l’amour pour la nature et pour les oiseaux.
Déjeuner sur le Canyon de Melendiz a Ihlara. En fin de l’apres midi, visite
de la Ville Souterraine Saratlı, ville de Simone de Brain l’Alleut. Diner
et logement a notre hotel.
- 15eme jour: Cappadoce
- Après le buffet du petit déjeuner, nous visitons les anciennes maisons
troglodytes d’ÜRGÜP, les demoiselles coiffées avec leur mere; ÜÇ GÜZELLER,
la vallée des Pigeons, UCHISAR, AVCILAR, la vallée de GÖREME ses eglises
rupestres. Déjeuner à l’hôtel ou au buffet du restaurant KORU.

Ensuite, nous profitons d’un programme de détente pour découvrir divers
artisanats (tissage et nouage de tapis) Dîner et le logement a notre hotel.
- 16eme jour: Cappadoce-Venessa-Sézarée-Argée Erciyes- Ankara
- Apres le petit déjeuner randonnée pédestre pour la découverte de la Vallé
des roses, la Vallée a Chameau, aux Dauphens, a l’Hiboux, a la Vierge Marie.
L’arrer a l’atelier d’Onyx.
Découverte de la premiere partie de la Vallée de Zelve; Paşabağ.Traversée
du Fleuve Rouge,photos des maisons typique de Venessa-Avanos.
Déjeuner a Altinocak Restaurant d’Avanos,le plus réputé de la région
pour Çömlek Kebab.Après midi, découverte de la Ville de Julius Sezarus;
Kayseri: Les murailles romaines le Complex de Huant Hatun devenu Musée
d’Ethnographie,Tombeau de Princesse: Döner Kümbet, Gevher Nesibe, Musée
de l’Histoire de la Médecine.
Route sur les hauts steppes de l’Anatolie Centrale, arrivée a Ankara.
Diner et logement a Ankara.

- 17eme
jour: Ankara-Traversée de la Chaine Pontique-Lac de Sapanca-İstanbul
- Apres le petit déjeuner a la Capitale de la Turquie d’Atatürk , visite du
Musée d’Atatürk et celui de la 1ere Guerre Mondiale- Dardenelles au Mausolé
,symbole de la Renaisasnce de la République Laique de la Turquie.Puis, visite
du Musée des Civilisations Anatoliennes, biennal des musées mondiaux en 1995.
les richesses du monde hittito-romain.
Découverte de la vieille ville , ballade au Marché des Epices et déjeuner
au Musée d’Ethnographie de ZENGER PACHA avec une superbe vue sur la vieille
ville. Apres midi, par l’autoroute retour a la Capitale Culturelle de cinq
civilisations: Byzace, Constantinople, İstanbul. Diner d’adieu et logement a
notre hotel a Istanbul.
- 18eme jour: İstanbul-Europe
-
Apres le petit déjeuner temps libre jusqu’au transfert a l’Aéroport
d’Istanbul. Nos adieux.
Prix
- Par personne en chambre double:
1848
€
- Supplément pour la chambre single:
375 € ,
- 18 jours-17 nuits en pension
complete sans boisson avec le diner du 1er soir et le petit déjeuner
du dernier jour.
Excursions facultatives
- Croisiere sur le Détroit du Bosphore (17
€) a İstanbul,
- İstanbul By Night (13€),
- Soirée Pecheur + İstanbul By Night (33
€),
- Soirée Cabaret a İstanbul a Gar Cabaret (37
€) a Kervansaray Night
Club - *Orient House, a la Tour de Galata (43
€)
- Soirée folklorique en Cappadoce: (27
€)
- Découverte de la Cappadoce en Mongolfiere (140€),
- Soirée des Danses des Derviches Tourneurs (21€)
Nos prix comprennent
- Transport en Turquie ;Bus climatisé,confort de tourisme :Mercedes
Sprinter, WW Wolt, Mercedes 304-403, Mitsibushi Safir, Isuzu Midibus-Turquoise.
- Hotels :a Istanbul 4*, a Çanakkale 3 ou 4*, a Boylat – a Emet
thermaux,a Pamukkale thérmal 4* , a Selçuk-Kuşadası 4*, a Antalya
4*, en Cappadoce 4*, a Ankara 3*+.
- Guide: Conférencier universitaire national parlant la langue du
groupe.
Nos prix ne comprennent pas
- Europe Turquie A/R Avion,
- taxe d’Aéroport,assurances,boissons,pourboires .
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Reservation
Pergame: (Villes
Antiques, Bergama, Pergamum, Pergamom, Anatolie, Turquie)
 
Cette ville abritait le centre de 4 grands cultes païens : ceux
de Zeus, Athéna, Dyonisos et Asklepios. Il y avait en plus le
culte de l'Empereur. Culte blasphématoire qui fait dire à Jean
que là "est le trône de Satan" (Ap 2:13). Parmi les vestiges
découverts à la fin du XIXe Siècle, un grand autel porte de
splendides décorations de combats entre les dieux et les géants.
D'autres édifices sont dédiés au culte d'Athéna, de Trajan et
d'Hadrien, grand persécuteur du peuple chrétien. Jean évoque ces
persécutions et les martyrs qui sont tombées dans cette ville (Ap
2:12-17).
Cependant, les nicolaïtes occupaient une place dans la
communauté chrétienne de Pergame et plusieurs se livraient au
culte érotique des idoles, dont celui de Dyonisos, Dieu du vin
et des réjouissances dont les bacchannales conduisaient toujours
à l'impudicité et aux orgies (sur la photo, stèle d'offrandes à
Bacchus retrouvée à Ephèse).
Pergame - Apocalypse 2.12-17
S’étant installée dans le monde, l’Eglise cesse d’être un témoin
pour Christ, et le monde cesse de la persécuter. Quand le monde
et l’Eglise s’associent, il ne reste plus aucun motif de
persécution. A partir de cette période, l’Eglise dans son
ensemble a perdu son caractère céleste...
Messages aux 7 Eglises de l’Apocalypse
Pergame - Apocalypse 2.12-17
Le message adressé à Ephèse montre clairement que si la
profession chrétienne a perdu sa position de témoin pour Christ
sur la terre, l’abandon du premier amour pour lui en fut
l’origine. Dans le message à Smyrne, nous apprenons comment ce
déclin fut arrêté pour un temps par la persécution que le
Seigneur laissa son Eglise traverser. En même temps, elle fut
troublée par des docteurs judaïsants qui cherchaient
manifestement à échapper à la persécution du monde en tentant de
lier les formes du judaïsme avec les enseignements du
christianisme. Pour un temps, la persécution réveilla la
fidélité des saints. Néanmoins, le levain du judaïsme, bien
qu’alors rejeté avec indignation, fermentait durant la période
de Smyrne. Cet effort pour changer l’assemblée chrétienne
composée uniquement de vrais croyants, en une pseudo-synagogue
juive, composée d’un mélange de croyants et d’incrédules,
ouvrirait naturellement la porte de l’Eglise au monde et
préparerait ainsi le chemin qui l’amènerait à s’installer dans
le monde
C’est là la phase suivante du déclin de la profession
chrétienne, le caractère dominant de l’Eglise dans la période de
Pergame. Une Eglise judaïsée n’est plus un scandale pour le
monde. Un peu plus tôt, l’apôtre Paul pouvait écrire : "Si je
prêche encore la circoncision, pourquoi suis-je encore
persécuté ? - alors le scandale de la croix est anéanti"
(Galates 5.11).
V. 12 : La présentation de Christ à l’ange de l’église à Pergame
fait référence à l’état de l’Eglise dans cette période. Le
Seigneur se présente comme "celui qui a l’épée aiguë à deux
tranchants". Nous savons par Hébreux 4.12 que l’épée à deux
tranchants est une figure de la Parole de Dieu. Le psalmiste
peut parler de la Parole comme d’une lampe à son pied (Psaume
119.105). Ici, elle n’est pas vue comme une lumière pour le
chemin du chrétien, mais comme une épée qui s’occupe de tout ce
qui est contraire à la lumière. La Parole vue comme l’épée a
toujours un aspect judiciaire. Elle peut certes être utilisée
par l’Esprit pour protéger le chrétien des ruses du diable
(Ephésiens 6.11-17), ou, comme dans ce passage solennel, elle
peut être utilisée par Christ contre le corps public de la
profession chrétienne, à moins qu’il n’y ait repentance.
V. 13 : Le Seigneur en vient tout de suite à ce qui est si
sérieux à ses yeux. Il dit : "Je sais où tu habites, là où est
le trône de Satan". Satan, nous le savons, est le prince de ce
monde et il siège là où il gouverne. Son trône n’est pas en
enfer comme l’imaginent faussement des poètes. Il siège là où il
règne et non dans le lieu où il sera lié quand son trône sera
anéanti et le temps de son règne terminé. Il ne règne pas
seulement à Rome, ou à Pergame. Son royaume n’est pas limité à
un lieu, il s’étend au monde entier. Si l’église professante
habite là où est le trône de Satan, nous pouvons être sûrs que
l’Eglise a abandonné son caractère d’étrangère et s’est
installée dans le monde.
Le Seigneur a dit des siens : "Vous n’êtes pas du monde, mais...
moi, je vous ai choisis du monde" (Jean 15.19). De plus, le
Seigneur Jésus Christ "s’est donné lui-même pour nos péchés, en
sorte qu’il nous retirât du présent siècle mauvais" (Galates
1.4). En outre, les chrétiens ont reçu un appel céleste, leur
habitation est dans le ciel. L’Eglise appartient au ciel et
devrait porter un caractère céleste. Combien c’est alors
solennel pour ce qui a la position de l’Eglise devant le monde,
d’abandonner l’appel céleste, de rejeter son caractère céleste
et de s’installer dans le monde. Il est vrai que le chrétien est
dans le monde et, en effet, le Seigneur parle de ses disciples
comme étant envoyés dans le monde, car il peut dire au Père
"Comme tu m’as envoyé dans le monde, moi aussi je les ai envoyés
dans le monde" (Jean 17.18). Comment donc y a-t-il été envoyé ?
Assurément pas pour "habiter" dans le monde, mais pour rendre
témoignage à Dieu comme la lumière du monde. Celui qui, quand il
était sur la terre, pouvait parler de Lui-même comme "le Fils de
l’homme qui est dans le ciel" (Jean 3.13), n’était pas un
"habitant" de ce monde. Certes, il marchait sur la terre, mais
sa demeure était dans le ciel. L’Ecriture montre d’une manière
absolument claire que le monde est le lieu de notre pèlerinage,
où nous sommes laissés pour un temps afin de reluire "comme des
luminaires dans le monde" (Philippiens 2.15). Habiter dans le
monde, c’est chercher à s’y établir comme si c’était notre
habitation permanente.
Tel était donc l’état solennel de l’Eglise dans la période de
son histoire décrite dans le message à Pergame. Elle n’était
plus un témoin dans le monde, mais une habitante du monde.
Habiter montre le caractère moral de la profession, tout comme
l’expression "ceux qui habitent sur la terre", utilisée ensuite
dans l’Apocalypse, montre le caractère d’une certaine classe de
personnes. Les anges visitèrent Sodome, ayant à y rendre
témoignage ; Lot y habita, il trouva là son chez-lui et son
caractère fut formé par le lieu où il habitait.
S’étant installée dans le monde, l’Eglise cesse d’être un témoin
pour Christ, et le monde cesse de la persécuter. Quand le monde
et l’Eglise s’associent, il ne reste plus aucun motif de
persécution. A partir de cette période, l’Eglise dans son
ensemble a perdu son caractère céleste et ne le retrouvera
jamais tout au long de son histoire sur la terre ; et il y eut
pire, car le christianisme est devenu parmi les hommes
simplement un moyen pour élever le niveau des masses et faire
prospérer des intérêts matériels.
Néanmoins, il y avait encore ce que le Seigneur pouvait
approuver, car nous l’entendons dire : "Tu tiens ferme mon nom,
et tu n’as pas renié ma foi". Le nom dans l’Ecriture est
toujours l’expression de ce qu’est une personne et cela parle de
la vérité concernant la personne de Christ. "Ma foi" désigne les
grandes vérités du christianisme concernant l’incarnation, la
mort et la résurrection de notre Seigneur.
En dépit du fait que le corps professant s’était installé dans
le monde et avait ainsi abandonné son caractère céleste,
l’Eglise, pendant cette période, tenait encore ferme la vérité
concernant la personne de Christ et refusa de se laisser
entraîner en aucune manière à renier la foi chrétienne.
Cela implique toutefois que, à cette époque, il y eut des
attaques pour enlever à l’Eglise les grandes vérités du
christianisme. L’arianisme qui niait la divinité de Christ,
l’apollinarisme qui attaquait son humanité et le nestorianisme
qui faisait de notre Seigneur deux personnes, surgirent au
quatrième siècle. L’Eglise, en condamnant l’hérésie au cours de
différents conciles, tint ferme la vérité concernant la personne
de Christ, certains sacrifiant même leur vie plutôt que
d’abandonner la vérité. Antipas fut un brillant exemple de ceux
dont le Seigneur parle "Mon fidèle témoin, qui a été mis à mort
parmi vous, là où Satan habite". Le Seigneur ne pouvait plus
parler de l’Eglise dans son ensemble comme "Mon fidèle témoin",
mais il y avait encore des individus fidèles.
Il est extrêmement encourageant que le Seigneur nous fasse
connaître que, si grand que soit le déclin général et si sombre
que soit l’époque, il y a toujours des personnes isolées qu’il
peut approuver et dont il peut parler comme étant "à lui", et
pas seulement comme étant des témoins pour lui, mais de "fidèles
témoins". De même l’apôtre Paul, nous donnant des instructions
pour un jour de ruine, envisage manifestement l’existence de
telles personnes, car il charge Timothée de transmettre la
vérité "à des hommes fidèles" (2 Timothée 2.2).
La fidélité d’Antipas lui valut une mort de martyr. Il fut un
lumineux témoin de Christ dans le monde de Satan et, par là, un
brillant exemple de ce que toute l’Eglise aurait dû être dans ce
monde ; et par contraste, il condamnait le bas état de l’Eglise.
Il est vrai que l’Assemblée n’était pas en association reconnue
avec le monde gouverné par Satan, qui avait déjà montré son vrai
caractère en mettant à mort le fidèle témoin du Seigneur ;
néanmoins, les paroles du Seigneur semblent faire un sérieux
reproche à l’Eglise déchue, car il dit de ce fidèle témoin qu’il
"a été mis à mort parmi vous, là où Satan habite". C’est comme
s’il disait à l’Eglise "vous vivez où Satan habite, mais mon
fidèle témoin y est mort".
V. 14 : Ainsi, nous comprenons que, si le Seigneur aura toujours
des témoins fidèles, à partir de ce moment-là, l’Eglise dans son
ensemble est désormais installée dans le monde. Le pas suivant
dans le déclin est de composer avec le monde où elle s’est
installée. On pourrait objecter que le monde avait changé de
caractère, puisqu’il avait cessé de persécuter l’Eglise. Ce
n’était qu’un changement extérieur, un changement de
comportement. Il couvrait sa nudité d’une profession extérieure
de christianisme ; de coeur, il demeurait le même : il aimait le
péché et haïssait Christ. Néanmoins, l’Eglise ayant abandonné
son premier amour était prête à devenir la proie de ses
séductions.
Ce palier dans le déclin est illustré par l’histoire de Balaam.
Cet homme profondément méchant nous est présenté dans les
chapitres 22 à 24 des Nombres. Il fut soudoyé par Balak pour
maudire le peuple de Dieu. Empêché d’aider Balak à le détruire
par les malédictions, il lui enseignait comment en provoquer la
chute par la corruption. Contraint de donner la pensée de Dieu
quant à Israël, il avait dit "Voici, c’est un peuple qui
habitera seul, et il ne sera pas compté parmi les nations"
(Nombres 23.9). C’était cette barrière entre Israël et le monde
que Balaam essayait de renverser. L’association avec le monde
que Moab représente, est la doctrine de Balaam. Pour s’assurer
"le salaire d’iniquité" (2 Pierre 2.15), il enseigne à Balak "à
jeter une pierre d’achoppement devant les fils d’Israël", en
renversant le mur de séparation et en établissant ainsi des
relations entre Israël et les nations (Nombres 31.16). Balak
agit selon ce conseil pervers et on en trouve le résultat dans
le chapitre 25 des Nombres. Au lieu de chercher à soulever une
opposition plus violente contre Israël, Balak permet au peuple
de s’installer dans son pays. Ainsi, nous lisons : "Israël
habitait en Sittim" (Nombres 25.1), ville des plaines de Moab
(Nombres 33.49). Installé dans le pays de Moab, le peuple de
Dieu tombe dans les voies idolâtres et impies de ce monde. Il en
va de l’Eglise comme d’Israël : elle s’est installée dans le
monde, elle y habite, elle a contracté une alliance impie avec
lui et adopte son idolâtrie. Ainsi, à cette étape de l’histoire
de l’Eglise, des hommes ont été laissés libres d’enseigner qu’il
serait avantageux pour l’Eglise et pour le monde que les
chrétiens se mêlent aux hommes du monde. Il pouvait y avoir des
protestations isolées, mais il n’y avait plus d’opposition
générale à ces faux docteurs. Le Seigneur ne dit pas comme à
Ephèse : "Tu hais" ou "Tu as éprouvé ceux qui se disent
apôtres... et tu les as trouvés menteurs" (2.2), mais : "Tu as
là des gens qui tiennent la doctrine de Balaam". Des faux
docteurs étaient tolérés et de mauvaises pratiques suivirent.
Comme toujours, une doctrine mauvaise conduit à une pratique
mauvaise.
V. 15 : Balaam enseignait au peuple de Dieu à s’associer au
monde. En outre, la période de l’histoire de l’Eglise
représentée par Pergame, fut marquée par ceux qui tenaient la
doctrine des Nicolaïtes. Leur doctrine perverse était
manifestement de tourner la grâce de Dieu en licence. Au début,
cela se montra par l’introduction dans le milieu chrétien de
pratiques immorales venant du monde païen. Ces pratiques
dissolues étaient haïes et rejetées à Ephèse. A Pergame, ce mal
affreux avait pris une forme plus subtile, cette licence ayant
le support de la doctrine. Pierre fait probablement référence
aux docteurs de cette doctrine perverse quand il avertit
l’Eglise qu’il "y aura parmi vous de faux docteurs qui
introduiront furtivement des sectes de perdition" et il ajoute
"Plusieurs suivront leurs excès" (2 Pierre 2.1, 2).
On ne peut absolument pas ajouter foi aux allusions à la secte
des Nicolaïtes que l’on trouve dans les écrits profanes ; c’est
pourquoi, il est difficile d’y glaner quoi que ce soit de sûr
concernant ces personnes. Pour cette raison, certains ont pensé
que le mot est pris dans un sens symbolique. Ils disent que le
mot signifie "conquérants du peuple" et se réfère à la naissance
du cléricalisme. Contre cette manière de voir, nous devons nous
souvenir que l’étymologie du mot est fondée sur de simples
suppositions.
A terme, la tolérance de ces fausses doctrines ouvre la voie de
façon inévitable à l’union de la profession chrétienne, dans ses
dernières étapes, avec le monde : l’Eglise s’est avilie en
tombant dans l’idolâtrie du monde, et le monde s’est donné un
vernis extérieur de respectabilité en adoptant la profession
chrétienne.
V. 16 : Suivent des avertissements et un appel à la repentance.
Si cet appel n’est pas entendu, le Seigneur viendra à ce corps
professant comme un juge, et promptement. Il ne s’agit pas là de
la venue du Seigneur qui va effectivement enlever au ciel ceux
qui constituent son Eglise, son Corps ; - et l’Ecriture dit que
cette venue aura aussi lieu promptement. Il viendra à Pergame
d’un point de vue moral et agira judiciairement contre ceux qui
corrompent la profession chrétienne. Il ne dit pas : Je
combattrai contre "toi" mais : Je combattrai contre "eux". Si
l’Eglise n’a plus de puissance pour s’occuper des faux docteurs
et des méchants, le Seigneur peut agir directement pour ôter le
mal et maintenir l’honneur de son nom. Ce jugement sera exécuté
par l’épée de sa bouche. Ces faux docteurs seront démasqués et
condamnés par la Parole de Dieu. La Parole qui est une lumière
et une consolation pour ceux qui lui obéissent, devient une épée
pour condamner ceux qui méprisent ses avertissements et ses
instructions.
V. 17 : L’invitation à écouter ce que l’Esprit dit aux
assemblées est suivie de la promesse au vainqueur, liée à "la
manne cachée", au "caillou blanc" et au "nouveau nom".
La manne était la provision de Dieu venant du ciel pour nourrir
Israël durant son voyage dans le désert. Spirituellement, nous
savons que Christ est "le pain qui est descendu du ciel" (Jean
6.58) pour être la nourriture de son peuple dans le désert. La
manne présente Christ venu ici-bas, non seulement dans la
condition humaine - à part le péché - mais aussi dans les
circonstances d’ici-bas pour connaître tout ce que nous avons à
rencontrer dans un monde déchu. La "manne cachée" fait référence
à l’omer de manne qui était placé dans l’arche en mémorial.
Christ est maintenant exalté dans le ciel ; il n’est plus vu
dans l’humiliation. Cependant le privilège du vainqueur est de
savoir que celui qui est maintenant dans la gloire, fut
autrefois dans le désert où il parcourut son chemin solitaire,
débonnaire et humble, et rencontra le mépris d’un monde hostile
et la contradiction des pécheurs.
Hélas ! Le corps professant s’était installé dans le monde pour
y trouver son chez-soi ; il s’associait à lui par une alliance
impie et mangeait des choses sacrifiées aux idoles. Le vainqueur
refuse de se laisser entraîner dans le monde qui est toujours
pour lui un désert qu’il traverse en n’étant qu’étranger et
pèlerin. Ayant refusé de manger les choses sacrifiées aux
idoles, il reçoit la promesse du Seigneur : "Je lui donnerai de
la manne cachée".
Ensuite, le Seigneur dit : "Je lui donnerai un caillou blanc".
C’est sans doute là une image : lors d’une élection, le citoyen
déposait un caillou dans l’urne, blanc ou noir selon qu’il
approuvait le candidat ou non. Cette image exprime que la pensée
du Seigneur donne au vainqueur le sentiment de son approbation.
Le vainqueur peut certes se heurter à la désapprobation des
hommes quand il résiste à l’alliance impie de l’Eglise avec le
monde ; cependant, la pensée de l’approbation du Seigneur
exprimée par le caillou blanc sera pour lui un encouragement.
De plus, sur le caillou se trouve un nouveau nom écrit. Les noms
dans l’Ecriture ne sont pas utilisés simplement pour distinguer
une personne d’une autre, mais pour montrer le caractère
particulier d’une personne. Le nouveau nom n’indique-t-il pas le
caractère que Christ voit et apprécie chez celui à qui il donne
un nouveau nom ? Le monde peut diffamer et chercher à attribuer
de mauvais motifs au vainqueur qui refuse d’aller avec la foule
pour faire le mal. Quoi qu’il en soit, le Seigneur donne au
vainqueur la joie secrète de réaliser que son vrai caractère est
connu et apprécié par lui-même.
Hamilton
Smith (1863-1943)
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