Ce
port célèbre abritait l'une des 7 merveilles du monde antique, le Temple de
Diane, construit avec une richesse flamboyante. Il abritait l'image de Diane, (déesse
de la fertilité que les Grecs adoraient autrefois sous le nom d'Artémis).
Selon les éphésiens, cette image serait descendue du ciel (Actes 19:35). Un
fort foyer de sorcellerie habitait cette ville. Paul y travailla pendant 3 ans
avec un immense succès: il y fonda l'une des communautés les plus solides du Christianisme primitif. Tous les chrétiens convertis brûlèrent leurs livres
de sorcellerie en place publique (Actes 19:19) d'une valeur de 50 000 drachmes.
Sachant qu'une bonne journée de salaire était payée un drachme, imaginons le
parallèle financier à notre époque : 20 millions de Francs ! La ville vivait
richement du
commerce du culte païen de Diane. La prédication de Paul vint
troubler ce marché fructueux au point que les marchands de la ville provoquèrent
une émeute contre Paul (Actes 19:24). Timothée et Jean continuèrent l'oeuvre
de Paul dans cette ville et le culte de Diane diminua conséquemment. En 262,
les Goths détruisirent définitivement le Temple de la déesse et l'édit de Théodose
vint finalement interdire ce culte païen. Ephèse fut l'un des centres de
fouilles les plus actifs de l'époque contemporaine et les découvertes sont
venues renforcer les témoignages du livre des Actes des apôtres et les lettres
aux 7 églises de l'Apocalypse. Jean s'adresse à l'église d'Ephèse (Ap 2:1-8)
pour lui reprocher son manque d'amour profond. Cependant, il lui reconnait comme
qualité d'avoir condamner les faux prophètes et les nicolaïtes, secte peu
connue dont les enseignements étaient liées à l'impudicité et au culte
probablement érotique des idoles.
Ephèse - Apocalypse 2.1-7
Le fait que Christ reproche à l’assemblée d’avoir abandonné son
premier amour est une preuve de la grandeur de son amour pour elle. Car son
amour est tel qu’il ne peut être satisfait s’il ne trouve pas en retour un
coeur tout entier pour lui...
Messages aux 7 Eglises de l’Apocalypse Ephèse - Apocalypse 2.1-7
L’apôtre Paul avait longuement exercé son ministère dans l’assemblée
à Ephèse, et elle avait aussi joui de privilèges qu’aucune assemblée,
avant ou après, n’a connus. C’est peut-être pour cette raison qu’elle
est la première sur laquelle le Seigneur prononce son jugement.
C’est à cette assemblée que l’apôtre avait annoncé tout le conseil de
Dieu. C’est aux saints d’Ephèse qu’il avait exposé l’amour qui
surpasse toute connaissance ; il leur avait révélé leur relation d’épouse
de Christ. C’est eux qu’il avait avertis de la dispersion du troupeau après
son départ ; c’est là qu’il avait exhorté les anciens à prendre
garde à eux-mêmes (Actes 20.27, 28).
Ces privilèges et ces avertissements auraient dû amener les saints à
briller pour Christ dans les ténèbres du monde, à prendre garde à eux-mêmes
et à se montrer vigilants face au déclin. A de grands privilèges
correspondent de grandes responsabilités. Ainsi l’assemblée qui, plus que
toutes les autres, avait été privilégiée, est la première sur laquelle se
pose le regard scrutateur du Seigneur. Ceux à qui avait été annoncée la vérité
la plus élevée, devraient reconnaître que c’était parmi eux que le déclin
avait commencé. La plus haute vérité - l’amour de Christ pour l’assemblée
- est la vérité qu’ils n’ont pas su maintenir. Ils n’ont pas pris garde
à eux-mêmes, comme l’apôtre les y avait exhortés. Autrefois, le sage avait
dit : "Garde ton coeur plus que tout ce que l’on garde" (Proverbe
4.23). Hélas ! malgré une conduite extérieure correcte, ils n’ont pas
su garder leur coeur. Ils ont abandonné leur premier amour.
Nous devons cependant nous souvenir que l’état de cette première assemblée
montre l’état spirituel de l’Assemblée entière, aux yeux de Christ, au
soir de la vie du dernier apôtre dans la période qui a suivi son départ. Elle
nous donne ainsi la pensée de Christ sur le déclin de l’Assemblée entière,
l’abandon de sa vraie place et de son caractère de témoin pour Christ dans
ce monde.
V. 1 : Le message est adressé "à l’ange de l’assemblée".
L’ange semble représenter ceux qui sont établis pour transmettre la lumière
céleste dans chaque assemblée. Comme une étoile émet sa lumière en
l’absence du soleil, ainsi, les anges (qui sont assimilés aux étoiles), sont
les représentants d’un Christ absent, pour apporter la vérité céleste à
l’assemblée qui est solidairement responsable d’être une lumière pour
Christ dans le monde. Il s’ensuit que l’ange, d’une manière particulière,
est tenu pour responsable de l’état de l’assemblée.
Le Seigneur se présente à cette assemblée comme "Celui qui tient les
sept étoiles dans sa droite, qui marche au milieu des sept lampes d’or".
Les anges sont vus ici dans leur place personnelle de dépendance à l’égard
du Seigneur. Ils sont tenus dans sa main droite, ce qui indique qu’ils
accomplissent leur ministère sous l’autorité directe et avec la puissance de
Christ. A ce début de l’histoire de l’Eglise, le temps n’était pas
encore venu où ceux qui sont responsables de transmettre la lumière céleste
se retireraient de la main de Christ, pour recevoir leur autorité de la main de
l’homme.
De plus, le Seigneur n’est pas vu seulement au milieu des lampes comme il
est apparu à Jean, mais comme celui "qui marche au milieu des sept lampes
d’or". Il n’est pas là comme spectateur, mais comme quelqu’un qui
visite les assemblées, prenant un intérêt actif et profond à l’état des
siens, porteurs de lumière divinement établis afin de briller pour lui dans ce
monde.
V. 2 : Après cette présentation préliminaire du Seigneur, le message
commence par ces mots : "Je connais". Ce sont des paroles
scrutatrices qui montrent les assemblées comme étant sous le regard de celui
à qui rien ne peut être caché.
Nous sommes limités dans notre connaissance et, par conséquent, souvent
partiaux dans nos jugements. Le Seigneur connaît tout ce qui est de lui et tout
ce qui n’est pas de lui, bien que souvent cela reste inconnu des autres. Il
n’y avait rien dans cette assemblée que le monde puisse considérer comme étant
incompatible avec la profession chrétienne ; néanmoins le Seigneur savait
ce qu’il lui manquait. "Je connais" : voilà des mots
encourageants pour le coeur, bien qu’ils sondent aussi la conscience.
Comme toujours, le Seigneur parle d’abord de ce qui a son approbation ;
dans cette assemblée, il y avait bien des choses en accord avec sa pensée.
D’abord, le Seigneur dit : "Je connais tes oeuvres". C’était
certainement des oeuvres que le Seigneur pouvait approuver, car il y avait dans
cette assemblée beaucoup de dévouement dans le service.
Ensuite, le Seigneur approuve le "travail" qui marquait leurs
oeuvres. Il peut y avoir beaucoup de service et cependant peu de travail. Le mot
indique que leur service demandait de l’énergie et du labeur ; les
saints s’y dépensaient avec dévouement.
Puis le Seigneur relève et approuve leur patience (ou "persévérance").
Leur service n’était pas marqué par la simple énergie humaine qui se
traduit si souvent par un grand déploiement d’activité. Il était marqué
par cette calme persévérance qui ne se lasse pas dans l’oeuvre du Seigneur,
face à tous les obstacles, les découragements et même l’opposition.
De plus, le Seigneur peut manifester son approbation en disant : "Tu
ne peux supporter les méchants". Ils refusaient de tolérer le mal ou de
transiger avec lui ; ils ne voulaient pas non plus s’associer avec ceux
qui pactisaient avec le mal.
Le Seigneur trouve encore un motif pour les approuver : leur refus ferme
et sans équivoque de recevoir quelqu’un sur sa propre recommandation. Quelle
que soit sa profession extérieure, jusqu’à même se dire apôtre, ils le
mettaient à l’épreuve et rejetaient ceux qui étaient trouvés menteurs.
V. 3 : Enfin, le Seigneur se complaît à rendre témoignage à leur
amour fidèle et fervent. Leur patience, leurs afflictions, leur travail
inlassable avaient pour objet le nom de Christ ; ils ne cherchaient pas à
se faire un nom à eux-mêmes ; ils agissaient par amour pour son nom.
Combien belles sont ces qualités que le Seigneur souligne pour les approuver ;
il est certes souhaitable que ceux qui cherchent à être une lumière pour
Christ dans ce monde de ténèbres aspirent à revêtir des traits aussi
excellents et cherchent à les posséder dans une heureuse harmonie, car chaque
trait complète l’autre. Leur "travail" les gardait de n’accomplir
des oeuvres approuvées par le Seigneur que d’une façon froide et mécanique.
La persévérance empêche le travail de n’être qu’une manifestation passagère
de ferveur. La haine du mal empêche la patience de dégénérer en tolérance.
En mettant à l’épreuve les professants et en démasquant leur prétention,
ils prouvaient que leur haine du mal n’était pas une simple profession des lèvres,
simple protestation non suivie d’action. De plus, le fait qu’ils faisaient
tout pour le nom de Christ, prouvait que leurs oeuvres, leur travail, leur persévérance
et leur manière de traiter le mal, n’avaient pas simplement pour but d’établir
ou de maintenir leur réputation religieuse. C’était pour l’amour de
Christ.
V. 4 : Il est ainsi évident qu’il y avait bien des choses, dans
l’assemblée à Ephèse, qui méritaient l’approbation sans réserve du
Seigneur. Bien qu’il ait discerné quelque défaut, le Seigneur ne refuse pas
son approbation. Mais tout le bien qu’il a pu approuver ne l’empêche pas de
signaler la défaillance. Sous son regard, il y avait dans cette assemblée un déclin
d’une très sérieuse nature. Malgré bien des choses louables, il doit dire :
"Mais j’ai contre toi que tu as abandonné ton premier amour". Cet
abandon était si sérieux à ses yeux qu’il faisait de cette assemblée une
assemblée déchue. Extérieurement, il n’y avait rien en elle que le Seigneur
condamne et rien à quoi le monde puisse trouver à redire. Certes, l’assemblée
pouvait être marquée par des traits que le monde ne pouvait ni comprendre, ni
imiter ; mais de toute façon, le monde pouvait difficilement condamner
ceux qui étaient caractérisés par les oeuvres, le travail, la persévérance,
la haine du mal et l’absence de prétention. Extérieurement, tout était beau
et la lampe paraissait briller avec suffisamment d’éclat devant le monde.
Cependant, sous la surface, il y avait ce qui, aux yeux du Seigneur, gâtait
toute cette belle apparence. L’assemblée avait abandonné son premier amour
pour Christ. Ce n’était pas qu’ils aient abandonné leur amour, mais ils
avaient perdu leur premier amour. Quelqu’un a dit : "Quel terrible déshonneur
on jette sur Christ quand on perd son premier amour ! C’est comme si, après
un premier contact, Christ perdait à être connu de plus près."
Nous pouvons nous demander alors, qu’est-ce que le premier amour ?
N’est-ce pas un amour qui ne souffre pas de partage, qui trouve une entière
satisfaction dans son objet. Un tel amour ne saurait souffrir de partage ;
il remplit l’esprit et le coeur, à l’exclusion de tout autre objet ;
il satisfait le coeur parce qu’il le remplit.
Il fut un temps où Christ était tout en tous pour l’assemblée à Ephèse.
Alors, vraiment, Christ satisfaisait leur coeur, remplissait leurs pensées et
absorbait leur énergie. Mais cette fraîcheur primitive avait passé. Ils
n’avaient pas cessé de travailler pour Christ, ni de l’aimer, ni de
souffrir pour lui, mais leur travail et leur amour avaient perdu leur fraîcheur
primitive. Le premier amour s’en était allé.
Qu’est-ce donc qui avait alimenté leur amour dans ces premiers jours ?
N’était-ce pas la réalisation de l’amour de Christ pour eux ?
L’amour qui surpasse toute connaissance - l’amour de Christ pour son Assemblée
- avait été placé devant eux, mais, au fil des jours, la conscience de son
grand amour pour eux s’était émoussée et ainsi ils avaient abandonné leur
premier amour pour lui.
Le fait que Christ reproche à l’assemblée d’avoir abandonné son
premier amour est une preuve de la grandeur de son amour pour elle. Car son
amour est tel qu’il ne peut être satisfait s’il ne trouve pas en retour un
coeur tout entier pour lui. L’amour ne peut se satisfaire que d’une réponse
sans réserve. Des oeuvres faites pour Christ, si grandes soient-elles, ne
sauraient satisfaire son coeur. L’amour fervent de Marie reçoit
l’approbation du Maître plus que le service empressé de Marthe. Ce n’est
pas que les oeuvres manqueront là où il y a l’amour. Marie qui a choisi
"la bonne part" a fait "la bonne oeuvre", et le Seigneur
lui-même, dans le message à Ephèse, lie le "premier amour" avec les
"premières oeuvres". Il y avait certes à Ephèse des oeuvres que le
Seigneur pouvait approuver, mais elles n’étaient pas les premières oeuvres
qui étaient le fruit du premier amour.
Le Seigneur nous révèle donc ici la racine de tout déclin, soit dans
l’Assemblée dans son ensemble, soit dans le croyant individuellement. Toute
la ruine qui a été introduite, tout le mal subséquent qui se développe dans
les autres assemblées, ont leur racine dans ce premier abandon. A Ephèse, nous
voyons le premier pas qui conduit à la faillite complète de l’assemblée
dans sa responsabilité. A Laodicée, nous voyons la dernière étape du déclin.
A Ephèse, le Seigneur n’a plus la première place ; à Laodicée, il
n’a plus de place du tout ; il est dehors à la porte. Si Christ n’a
plus sa place dans le coeur de l’Assemblée, le temps viendra où il sera
dehors, à la porte de l’Assemblée.
V. 5 : La mise à nu de cette source cachée du déclin est suivie par
une parole solennelle d’avertissement. Le Seigneur peut dire : "Souviens-toi
donc d’où tu es déchu". Aux yeux des autres, l’assemblée à Ephèse
pouvait bien être considérée comme une assemblée modèle ; au regard de
Christ, elle était déchue. L’assemblée est invitée non seulement à se
souvenir, mais à se repentir. Il est inutile de pleurer la perte de la fraîcheur
primitive s’il n’y a pas de repentance. Et qu’est-ce que la repentance, si
ce n’est reconnaître notre état réel devant le Seigneur ? Si nous
sommes vraiment repentants, nous mettrons nos pieds dans les mains du Seigneur
afin qu’il puisse ôter la souillure qui est venue entraver la jouissance de
son amour pour nous, et affaiblir notre premier amour pour lui. Si nos pieds
sont dans ses mains, il pourra ôter toute la poussière du chemin, afin que
comme jadis Jean, nous puissions, pour ainsi dire, reposer notre tête dans son
sein et y goûter à nouveau la joie du premier amour.
Le résultat de ce retour au premier amour sera vu dans les premières
oeuvres. Les Thessaloniciens, comme les Ephésiens, étaient caractérisés par
leur "oeuvre", leur "travail" et leur "patience",
mais nous lisons que leur oeuvre était une oeuvre de foi, leur travail, un
travail d’amour et leur patience, une patience d’espérance.
Alors vient une dernière parole d’avertissement. Si l’assemblée ne se
repent pas - s’il n’y a pas de guérison, s’il n’y a pas de retour au
premier amour - le Seigneur les avertit qu’il viendra vers eux comme juge et
qu’il ôtera la lampe de son lieu. La mission de l’Assemblée était d’être
une lumière pour Christ dans ce monde de ténèbres. Cette mission ne peut être
remplie que si le coeur est en bon état devant Christ. Le jugement qui menace
l’assemblée, si elle faillit à sa mission, est vu comme un acte accompli par
le Seigneur. Il ôtera la lampe comme, dans le passé, il ôta Israël du pays
dans lequel il aurait dû être un témoin pour l’Eternel. Dans les deux cas,
le jugement peut être exécuté par l’intermédiaire du monde ; néanmoins
c’est le Seigneur qui en est l’auteur.
V. 6 : Cependant, s’il y avait abandon du premier amour pour Christ,
les Ephésiens continuaient à haïr ceux qui étaient un déshonneur pour
Christ. Les Nicolaïtes semblent avoir été ceux qui faisaient de la profession
chrétienne une couverture pour le péché. Ils utilisaient la grâce de Dieu
pour se livrer aux convoitises de la chair. Une telle conduite était haïe par
Christ, et justement haïe par l’assemblée à Ephèse. Au début, ce mal se
traduisait par une conduite abominable. Plus tard, dans la période de
l’histoire de l’Eglise qui correspond à Pergame, le mal fit de tels progrès
que les mauvaises oeuvres furent cautionnées par une doctrine perverse.
V. 7 : Après cet avertissement, on trouve l’appel, pour celui qui a
des oreilles, à écouter ce que l’Esprit a à dire aux assemblées. Le
Seigneur envoie ces messages aux assemblées, mais à travers tous les âges,
l’Esprit a appliqué les paroles du Seigneur au coeur et à la conscience de
celui qui a des oreilles pour entendre. Ainsi, dans le message du Seigneur à
l’ange de l’assemblée à Ephèse, se trouve révélée pour celui qui a
l’oreille ouverte, la racine cachée de tout le déclin grandissant qui a
marqué l’Assemblée, comme témoin responsable de Christ sur la terre durant
sa longue histoire. Le premier manquement n’a pas été dans son témoignage
devant le monde, mais dans ses relations secrètes avec Christ. L’éloignement
intérieur précède toujours le déclin extérieur.
Le message se termine par la promesse du Seigneur au vainqueur. La victoire,
pour l’Assemblée, s’entend normalement par rapport au monde, ainsi que Jean
nous le dit : "C’est ici la victoire qui a vaincu le monde, savoir
notre foi" (1 Jean 5.4). Ici la victoire doit être remportée à l’intérieur
de la profession chrétienne, triste témoignage à l’état de déchéance de
l’Eglise. Pour l’encouragement du vainqueur, le Seigneur présente la
promesse de manger de l’arbre de vie qui est dans le paradis de Dieu. Dans le
paradis de l’homme, il y avait deux arbres, l’un en rapport avec le privilège
et l’autre avec la responsabilité. L’homme a désobéi et a perdu toute bénédiction
sur le terrain de la responsabilité. Dieu n’entra dans le jardin que pour
chasser l’homme déchu. Maintenant, comme conséquence de la rédemption, le
chemin est ouvert et l’homme peut entrer dans le paradis de Dieu et se nourrir
là de Christ, l’arbre de vie, pour ne plus jamais en sortir. Le vainqueur,
c’est-à-dire celui qui se repent et retrouve le premier amour, a la promesse
d’être éternellement satisfait du fruit de l’arbre de vie dans le paradis
de Dieu. D’autre part, la pensée du Seigneur est certainement que le
vainqueur ait un avant-goût de ces encouragements dans son combat ici-bas pour
la victoire.